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Les teneurs de l’ensilage de maïs changent dans le silo

Article technique de Benjamin Ramseier, service technique

Sur la durée du stockage, la digestibilité de l’ensilage de maïs se modifie. Parfois, les changements sont tels que l’ensilage ne remplit plus les attentes en matière de performance laitière ou d’engraissement.

La fermentation dans le silo est un processus complexe influencé par de nombreux facteurs. À l’abri de l’air (milieu anaérobie), les bactéries lactiques transforment le sucre en acide lactique, ce qui fait baisser le pH à 4,0-4,5. Cette baisse du pH entrave le développement de bactéries nuisibles à la fermentation et l’ensilage se stabilise. Les molécules d’amidon dissociées sont alors plus rapidement transformées en protéines microbiennes par les micro-organismes du rumen. L’efficience de l’ensilage de maïs augmente, ce qui offre une meilleure exploitation de son potentiel. Au final, l’amidon doit être mis en valeur par l’animal, et non passer simplement au travers de l’animal sans être utilisé. Une fermentation optimale constitue la base de l’alimentation.

Pour tirer le maximum de l’ensilage, il faudrait connaître la digestibilité de l’amidon et du reste de la plante. Pour cela, la fraction NDF est particulièrement importante, car elle inclut les constituants membranaires de la plante : l’hémicellulose, la cellulose et la lignine.

La capacité de stockage idéale équivaut à 1,5 fois les besoins annuels

Lors des dernières journées melior consacrées à l’engraissement des bovins à Lupfig, le Dr Peter Zieger, spécialiste de l’alimentation de Diamond V®, expliquait que la digestibilité de la fraction NDF et del’amidon augmente au cours de la période de stockage. Une fois fermé, le silo devrait rester clos au moins huit semaines. Idéalement, le volume du silo devrait correspondre à environ une fois et demie les besoins annuels pour parer à toute situation de manque et éviter que les stocks ne doivent être ouverts trop tôt, car le processus d’ensilage se poursuit, même dans une moindre mesure.

L’amidon seul ne sert à rien si les fibres digestibles sont absentes

Pour que tout se passe bien dans le rumen, il faut une alimentation adéquate. L’éleveur doit connaître les teneurs et valeurs du fourrage de base afin de pouvoir compléter les rations de manière ciblée. Une digestion synchronisée est particulièrement importante. Le rapport entre la matière azotée et les glucides, ainsi qu’une harmonisation de la matière azotée rapide et des glucides rapides sont essentiels pour garantir une valorisation optimale du fourrage. Peter Zieger l’a précisé lors de son exposé: «L’amidon (matière azotée) ne sert à rien si les fibres digestibles (glucides) font défaut».

Calculs sur la base de Synchropanse

Les plans d’affouragement pour l’engraissement des bovins sont calculés d’après Synchropanse dans le but de maintenir la meilleure efficacité alimentaire possible et un niveau de pertes le plus bas possible. Le complément approprié est préparé pour chaque ration de base, avec une attention particulière sur la vitesse de dégradation des protéines et de l’amidon dans le
rumen. Cette pratique déjà répandue pour les vaches laitières est également judicieuse pour l’engraissement.

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