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Les chèvres et les moutons n’ont pas les mêmes besoins en minéraux

Article technique de Chantal Grünenfelder, Service technique Suisse Romande

Les conséquences d’un apport minéral insuffisant ou inapproprié se mesurent de façon indirecte et sont souvent sous-estimées.

Le choix de la stratégie de minéralisation des ovins et des caprins est ressenti, dans la pratique, comme un cassetête. Le thème est complexe et l’offre vaste, ce qui ne facilite pas la tâche des éleveurs.Cependant, il est clair qu’un approvisionnement en minéraux erroné ou insuffisant nuit, tôt ou tard, à la santé et aux performances d’un troupeau.

Symptômes cachés

Les troubles métaboliques évidents, telles que les fièvres du lait et les tétanies d’herbage sont rarement observés chez les petits ruminants. Les carences subcliniques sont donc d’autant plus fréquentes.

On remarquera, par exemple, des problèmes de fertilité, d’onglons, une baisse d’ingestion, une baisse de performance ou une immunité faible. Les conséquences économiques d’un approvisionnement insuffisant en minéraux sont souvent sous-estimées. 

Calcium et phosphore

Bien que l’on parle beaucoup des oligoéléments dans les aliments minéraux, il ne faut pas négliger le rôle des macroéléments (calcium (Ca), phosphore (P), magnésium (Mg), sodium (Na) et potassium (K)). Les animaux en lactation en perdent quotidiennement. Il est donc recommandé de les supplémenter. Chez les petits ruminants, le rapport Ca: P sera d’environ de 2:1 à 2,5:1 dans la ration totale. Il faut tenir compte de l’âge et du type de production. Un rapport Ca: P non adapté aura d’importantes conséquences, telles que maladies métaboliques, mauvaise formation du squelette ou calculs rénaux.

Du sel bétail doit toujours être apporté, car le fourrage de base et les minéraux ne couvrent pas les besoins. Le fait qu’il soit donné sous forme de pierre ou en libre-service ne joue pas un grand rôle.

Le cuivre, une exception

Les oligoéléments (zinc, cuivre, manganèse, cobalt, sélénium, iode et molybdène) sont essentiels pour le métabolisme des ovins et caprins. Leur teneur, dans le fourrage, est variable en fonction du lieu, de la composition botanique, de l’apport d’engrais et de la période de végétation. Il est donc nécessaire d’en mettre à disposition, si possible sous forme organique car des études ont prouvé leur meilleure absorption. La stratégie de minéralisation doit tenir compte de cet aspect.

Le cuivre alimente toujours la controverse. Son apport journalier total pour les moutons ou les chèvres doit être bien distinct.

Ovins : Chez le mouton, le cuivre s’accumule dans le foie. Dès que son réservoir est plein, il se libère dans le corps et entraîne une intoxication chronique ou aiguë, qui peut entraîner la mort.L’apport de cuivre dans un complément minéral destiné aux moutons doit donc être limité.
Toutefois, le mouton a besoin d’un apport de cuivre, faute de quoi, il présentera une carence. Ce sont surtout les exploitations situées dans des zones marécageuses qui doivent être attentives à ces potentielles carences.

Caprins : Les chèvres, quant à elles, ont un besoin en cuivre normal. Si un aliment minéral pour ovin leur est mis à disposition, elles souffriront d’une carence qui se caractérise par un léchage excessif, de l’anémie et des poils hirsutes.

Les cabris qui naîtront seront faibles. Ils n’arriveront pas à se tenir debout et mourront généralement peu de temps après la naissance. Si la carence ne se présente qu’en cours d’élevage, les chevrettes présenteront une perte de poids et des tremblements. On pourra observer aussi, typiquement, des animaux assis à la manière d’un chien.

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