melior AG
Pferd auf der Weide Professionelle Milchschafhaltung Jean-Robert und Michel Henchoz Production Biblis Herzogenbuchsee

Le stress thermique agit aussi sur la couverture des bêtes à l’engrais

A partir de 24 degrés Celsius et en présence de trop d’humidité les animaux souffrent. Les conséquences se mesurent sur le degré de couverture.

En 2019, environ 30000 taureaux n’ont pas atteint le degré de couverture 3, selon les statistiques de Proviande. Pendant les mois d’été surtout, la part d’animaux non couverts est plus élevée qu’en hiver. Un des multiples facteurs qui influencent la non-couverture des taureaux est notamment le stress thermique. Celui-ci ne dépend pas uniquement de la température ambiante mais aussi de l’humidité de l’air. A partir de 24°C et 70% d’humidité, les animaux souffrent.

Symptômes

Les animaux affectés par la chaleur présentent divers symptômes tels que: ingestion moindre, augmentation de la consommation d’eau, fréquence respiratoire plus élevée et halètement possible. Ils restent longtemps debout et se couchent peu, ce qui engendre des problèmes d’onglons et une transpiration supérieure. Le stress thermique a un impact négatif sur les performances et le bien-être des animaux.

Prévention

La prise en compte des stratégies d’atténuation du stress thermique peut aider à minimiser son impact. Certains fabricants d’aliments ajoutent des levures fermentées dans les aliments complémentaires. Celles-ci permettent d’obtenir une ingestion supérieure et une digestion améliorée des fibres et de l’amidon. Un meilleur indice de consommation et une réduction de l’acidose ruminale sont aussi constatés, ce qui induit un accroissement supérieur. Tous ces facteurs optimisent la santé, réduisent l’utilisation d’antibiotiques et améliorent les performances des animaux, ce qui influence considérablement le revenu des engraisseurs.

Eviter les pièges de l’été

Afin de prévenir une mauvaise couverture, il est recommandé de contrôler la consommation de la ration de base en vérifiant si la quantité effective ingérée correspond à celle du plan d’affouragement. Il faut renouveler souvent le fourrage et affourager plutôt le soir (éviter les heures les plus chaudes de la journée), augmenter la densité énergétique de la ration et, temporairement, la supplémentation en aliment. Il est aussi important d’assurer l’apport en eau en multipliant les points de distribution. Elle doit être de bonne qualité et faut veiller à la propreté des abreuvoirs afin de maximiser la consommation d’eau. Comme les taureaux ingèrent moins, le risque d’acidose de la panse est plus élevé. Pour prévenir celle-ci, on peut ajouter à la ration des minéraux tampons. Comme les animaux transpirent, leurs besoins en minéraux et en sel bétail sont plus importants. Il est donc recommandé d’augmenter ces apports.

Echauffement des rations

Une ration mélangée ou un ensilage de maïs est considérée comme échauffé lorsque sa température dépasse de 2°C la température ambiante. Cela entraîne une diminution de l’ingestion, une réduction de la digestibilité et des pertes d’énergie. Afin de remédier à cette problématique, il faut ajouter à la ration mélangée un produit non corrosif contenant des acides.

Climat

Le climat d’écurie influence aussi la couverture des taureaux. Un système de ventilation ou de brumisation peut contribuer à créer un meilleur climat d’étable. Enfin, le fait d’ouvrir le plus possible engendre également une meilleure circulation d’air.

Infos supplémentaires