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Physio® Blocs

Lactation et reproduction

Article technique de Corinne Paillex, PM suisse PhysiO® et Moruline®

Une bonne gestion du tarissement est gage de réussite pour la prochaine lactation et la reproduction.

Objectifs
1. Le repos physiologique pour assurer la régénération de la mamelle, son assèchement et la future production laitière.
2. Une fonctionnalité de la panse contrôlée, pour assurer une ingestion optimale en début de la prochaine lactation.
3. Future reproduction : réduire l’intervalle vêlage-vêlage
4. Garantir une bonne santé du veau par la qualité du colostrum.

Les bases de l’alimentation

  •  Il est préférable qu’une vache consomme de plus grandes quantités les jours avant vêlage, elle risquera moins de pathologies les premières semaines de lactation.
  •  Une tarie peut consommer entre 14 à 16 kilos de MS, en fonction de son état corporel et de sa génétique. Son ingestion baissera à 10-12 kg les jours avant vêlage.
  • Toujours présenter une ration digestible de haute qualité et éviter toute cont- amination.
  • Maîtriser les apports en quantité d’aliments de transition, selon la ration et la lactation projetée (pas d’engraissement). Particulièrement être attentifs aux vaches qui maigrissent pendant le tarissement.

Quelques règles de base

  • Le logement est primordial, privilégier le confort, éviter le stress. De l’eau doit être disponible, propre, avec un débit de min. 20 litres/minute. Regrouper les vaches taries à l’écart du troupeau et de l’ambiance de traite.
  • Le métabolisme énergétique est la base de la réussite de la future lactation (cétose)
  • Eviter des rations riches en calcium, en potasse et en sel (BACA – fièvres de lait)
  • Favoriser un minéral durant toute la lactation et le tarissement, riche en vit- amine E et en sélénium, ainsi qu’en oligo-élément de zinc et de cuivre sous forme organique.
  • On prépare correctement les défenses immunitaires de l’animal et on limite ainsi l’impact des pathologies infectieuses

Evidences

  • L’ingestion diminue au cours du tarissement ; elle est forte en début du tari- ssement et diminue de 30% en fin de tarissement.
  • Le déficit énergétique débute avant le vêlage
  • 3 à 4 semaines sont nécessaires à l’adaptation des micro-organismes du ru- men, à un nouveau fourrage et à une ration riche en amidon et en sucre
  • Plus une vache est grasse, moins elle consommera avant le vêlage
  • La taille des papilles est liée à la ration : si riche en énergie = développées, si pauvre en énergie = réduites
  • Si la ration est trop grossière le temps d’adaptation sera plus élevé

Mal négocié, le tarissement est lié à différents pathologies, dont les coûts grè- vent souvent les résultats de l’exploitation. Entre-autres, on constatera des cét- oses, des acidoses, des hypocalcémies, des mammites, des métrites, des troubles de la reproduction, etc.
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N’hésitez pas à prendre contact avec des conseillers en alimentation et détention, qui se feront un plaisir d’évaluer avec vous les principaux points à maîtriser pour une bonne gestion du tarissement.