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Des méthodes naturelles efficaces

Article technique de Corinne Paillex, PM PhysiO® + Moruline®

Pour éviter l’apparition de résistancesaux vermifuges, des méthodes naturelles à base de plantes existent.

Qui dit pâture dit risques parasitaires. Pour les gérer au mieux et protéger les troupeaux, divers moyens peuvent être mobilisés, comme la gestion de la rotation des pâtures ou encore accepter un niveau d’infestation tolérable. La prophylaxie en termes de parasitisme passe également par la supplémentation des animaux, dès leur naissance, en minéraux et en oligo-éléments: ils doivent être ainsi suffisamment pourvus en cuivre, dont on connaît aujourd’hui l’action bénéfique pour éviter le développement du parasitisme.

Différents traitements

Les éleveurs peuvent également faire appel à différents traitements. Depuis plusieurs années, différentes initiatives tendent à accompagner les éleveurs vers une gestion plus raisonnée du parasitisme, moins consommatrice de produits chimiques. Il s’agit de traiter moins et mieux pour éviter l’apparition de résistances chez les parasites. Cette prise de conscience permet le développement de produits conçus pour répondre aux besoins croissants d’éleveurs soucieux de traiter avec des méthodes dites «naturelles».

Chez les ovins et les caprins tout particulièrement, la détention au pâturage augmente fortement le risque d’une infestation parasitaire. L’absorption, sur une période précise, de principes actifs naturels d’extraits de plantes sélectionnées permet l’excrétion des parasites internes et protège ensuite les animaux contre la pression des vers, non seulement au printemps peu avant la saison de pâture, mais aussi en automne après la mise à l’étable.

Les traitements peuvent se révéler insuffisants ou inefficaces à la suite de l’apparition de résistances. Les conséquences financières sont lourdes: diminution des gains journaliers, chute précoce des performances due à des pertes de sang, de liquide et de nutriments (diarrhée), voire sorties d’animaux en raison d’un mauvais état de santé et d’atteintes d’organes.

Il faut toutefois noter que l’utilisation d’un vermifuge classique peut se révéler nécessaire dans certains cas d’infestations chroniques importantes, difficiles à enrayer par des méthodes dites naturelles. Une surveillance avec un diagnostic régulier est de rigueur. En cas de soupçon d’infestation importante, l’avis du vétérinaire est recommandé.

Méthode naturelle

Une nouvelle méthode naturelle et durable a été mise en marché en Suisse: elle maintient la pression parasitaire globale à un bas niveau chez les ruminants et favorise leur immunité et leur santé générale. Il s’agit d’un produit à base de plantes entières qui contiennent des constituants secondaires dont on parle de plus en plus souvent pour leurs vertus «médicinales». La mouture de tout ou partie de plantes entières offre une protection naturelle à ses constituants. C’est ce qu’on appelle les bio-complexes. Ces plantes exercent une action répulsive sur les parasites internes durant une période de six semaines, soutiennent ensuite le métabolisme et permettent à l’animal de cohabiter avec les parasites, à un niveau d’infestation tolérable.

L’immunité ne se développe que par un contact constant et durable avec les parasites, comme le soulignent les scientifiques spécialisés dans ce domaine. L’objectif est d’obtenir une pression minimale, en deux traitements annuels. C’est durant leur première année de vie, par exemple, que les jeunes bovins sont le plus sensibles aux parasites.

On agit donc préventivement deux fois par an, pendant une dizaine de jours, avant la sortie à la pâture et à la rentrée en automne, de manière naturelle, sans stress pour l’animal et sans délai d’attente pour le lait. On peut également, en cas de suspicion d’infestation sur une vache, agir au tarissement.

Cette prévention soutient également le foie, organe hautement important pour le ruminant. Grâce à l’absence de délai d’attente et de risque de résistance, le produit à base de plantes entières sélectionnées peut tout à fait être utilisé sur un cas suspect sans qu’il soit nécessaire de prélever des échantillons d’excréments et de les soumettre à un diagnostic en laboratoire.

Des essais avec cette méthode naturelle ont été mis en place dans différents pays et ont prouvé une réduction considérable des principaux parasites internes.