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ARVE_Euter melior LONGLIFE® Red Holstein

Des actifs de plantes pour soutenir les différentes fonctions du foie

Article technique de Corinne Paillex, PM PhysiO® + Moruline®

Quand les vaches puisent dans leurs réserves, des toxines s’accumulent parfois dans le foie et entravent ses activités métaboliques. Les plantes peuvent apporter des réponses.

Fermez les yeux… imaginez vous au volant de votre voiture, vous roulez à une vitesse adaptée, et tout d’un coup, votre moteur tousse… et vous restez sur place. Le moteur refuse de repartir et votre garagiste diagnostiquera simplement un filtre encrassé. Maintenant, visualisez cette situation en production animale: le filtre, c’est le foie, organe métabolique central. Il nettoie le sang, qui est ainsi détoxifié et joue un rôle central dans le métabolisme des animaux. Une déficience des fonctions hépatiques est la source de différentes maladies et comme le dit l’adage, il vaut mieux prévenir que guérir.

Contrôle des toxines

Le foie est l’un des organes du corps les plus gros et sensibles. Il reçoit la quasi-totalité du sang intestinal et agit sur la régulation des niveaux sanguins comme la glycémie. Il est le lieu de stockage de nutriments et de la synthèse de protéines plasmatiques. Le foie assure ainsi la détoxification et l’expulsion des déchets. Il contrôle les toxines et les transforme en éléments nutritifs recyclés ou alors il les rejette par les fèces ou l’urine.

Lorsque les mécanismes de détoxification ne remplissent plus leurs fonctions, les toxines s’accumulent dans le foie, ce qui contrarie puissamment les différentes activités métaboliques de ses cellules. Le foie est la première barrière à toutes les molécules, qui seront reconnues par les anticorps ou les cellules du système immunitaire, et qui sont capables de déclencher une défense immunitaire. Il participe ainsi au contrôle des réponses immunes, de l’inflammation et du stress.

Engorgement du foie

En début de lactation, la vache laitière fait face à un défi de taille: une production intensive de lait dans un délai imparti. Les vaches à haute production produisent ainsi 35 à 50 kilos de lait par jour. Le piège: une ration qui n’est pas suffisante pour couvrir l’ensemble des besoins. Les vaches puisent alors dans leurs réserves corporelles, ce qui engendre un engorgement du foie par les acides gras. Une cétose ou stéatose peut alors se déclencher, qui a pour conséquence une production laitière moindre, car le foie ne peut plus accomplir sa fonction d’assimilation. Les défenses immunitaires sont affaiblies; la capacité des cellules du sang à migrer dans les tissus infectés et lutter contre les infections est perturbée (mammites). Cela aura une incidence sur la fécondité, car la production et le transport des hormones seront entravés.

La réponse par les plantes

La phytonutrition fonctionnelle apporte des réponses efficaces pour soutenir les capacités physiologiques et stimuler la réactivité des animaux, en particulier dans les périodes à risque ou de forte sollicitation, bien identifiées en élevage. Elle permet de diminuer leur vulnérabilité, en améliorant l’efficacité des organes, des fonctions et des régulations physiologiques adaptatives, grâce à l’apport de synergies végétales. Une méthode biologique de bon sens, largement validée sur le terrain, avec des aliments complémentaires certifiés utilisables également en élevage biologique.

La phytonutrition fonctionnelle apporte des réponses nutritionnelles remarquables, grâce à des associations végétales permettant une meilleure vitalité et une amélioration de la réactivité, donc une diminution du recours aux médicaments. La phytonutrition fonctionnelle permet une action naturelle et cohérente pour la santé, dans le respect du bien-être animal, de la qualité des productions, de la demande des consommateurs, de la préservation de l’environnement et des équilibres écologiques. Des essais ont été menés. Ils montrent que sur 136 vaches taries, réparties en deux groupes homogènes, 82% des vaches présentes dans le lot sans complémentation sont au-dessus de la limite usuelle en acides gras accumulés, contre 27% pour les animaux complémentés avec les actifs de plantes.