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Gewichtsmassband richtig einsetzen - Julia Bertsche, melior Schweinezuchtspezialistin (Foto: Ueli Aeschbacher) Physio® Blocs

«Une année époustouflante pour le maïs !»

Cette année encore, Meliofeed a mené des essais culturaux sur le maïs à sept endroits répartis à travers la Suisse. L’un de ces essais a eu lieu sur les terres fertiles du «Häftli», au bout de l’ancien Aar, dans le village bernois de Büren a. A.

Le sol de l’exploitation Heudorf est profond et plutôt lourd, avec une bonne capacité de rétention d’eau. «Notre sol limoneux peu humique, au pH légèrement alcalin de 7.8, offre un bon rendement et convient très bien à toutes les grandes cultures », explique René Kocher, le chef d’exploitation. L’agriculteur, qui possède des grandes cultures, engraisse des taureaux et élève des chevaux, travaille avec une rotation de maïs-betteraves sucrières-blé d’automne-orge-prairies temporaires. Relevons qu’il mise sur un mélange 300 pour les dérobées fourragères : «La bonne qualité compense les coûts élevés des semences», déclare-t-il.

Le labour : de nouveau plus utilisé

Depuis quelques années, le chef d’exploitation recourt à nouveau davantage au labour. Cela lui permet, d’une part, de préparer au printemps un lit de semence idéal pour les cultures principales et d’aérer le sol. Cette méthode lui permet d’autre part de réguler les adventices. L’ammi élevé pose particulièrement problème à l’exploitation Heudorf. On ne sait toutefois pas comment cette adventice, appréciée comme fleur ornementale dans les jardineries, a été introduite. Sur l’exploitation Heudorf, on fait tout soi-même, du travail du sol à la protection des plantes en passant par la fumure. Le fumier et le lisier produits sur l’exploitation ainsi que le phosphate diammonique et l’engrais azoté constituent la base de la fertilisation. Le désherbage en postlevée se composait cette année d’Equip Power + Aspect, efficaces contre les graminées, le millet et le chiendent, mélangés à Banvel, pour lutter contre les adventices à feuilles larges. Les rampes de pulvérisation contre les amphigastres permettent également d’éliminer les chardons et le liseron.

Des plantes et des animaux sains

Pour René Kocher, 2017 est l’une des meilleures années pour le maïs. « Nous avons eu suffisamment d’eau et de chaleur pour que les rendements soient élevés », s’enthousiasme-t-il pour une année « époustouflante » pour le maïs. La ration des 220 taureaux à l’engrais (130 en préengraissement / 80 en engraissement) se compose de 90 % d’ensilage de maïs et de 10 % d’ensilage d’herbe. Celle-ci est complétée par des aliments composés melior et distribuée fraîche deux fois par jour. Interrogé sur ses objectifs, l’exploitant répond avec détermination : « Je veux nourrir mes animaux avec un fourrage de base produit sur mon exploitation. Tout ce que je veux, ce sont des plantes et des animaux sains ! » Et lorsqu’on l’interroge sur sa motivation à faire partie des sites d’essais de melior pour la culture du maïs, sa réponse est tout aussi claire : « J’ai du plaisir à le faire et cela m’intéresse ! ».

« L’art de trouver le moment de semis idéal »
Normalement, on sème le maïs en deux étapes sur l’exploitation Heudorf : autour du 24 avril, l’agriculteur sème une variété plutôt précoce, qui lui permet de remplir le silo Harverstore au début de l’automne et ainsi de le rouvrir tôt également. Environ dix jours plus tard, il sème le deuxième volet, qui est ensuite mis dans les silos en béton par l’entreprise de travaux agricoles Minder Scheuren. En raison du gel qui a sévi à la fin avril 2017, les semis précoces ne se sont toutefois pas avérés payants. Le maïs semé plus tard a rapidement rattrapé son retard. « On est toujours plus malin après. Trouver le moment de semis idéal reste un véritable art dans la culture du maïs ! », raconte l’agriculteur ingénieux.

Nous remercions René Kocher de sa longue fidélité aux produits melior et de la fiabilité de son travail dans les essais culturaux de maïs.