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Un démarrage peu stressant pour une meilleure productivité

Article rédactionelle AGRI de Frédéric Deillon, PM vaches laitières Suisse

Les rations synchrones comprenant des fourrages grossiers de haute qualité, des fractions concordantes d’hydrates de carbone et de protéines ainsi que des aliments complémentaires bien adaptés, répondent parfaitement aux exigences nutritionnelles plus élevées de nos vaches modernes.

Optimiser l’affouragement (y compris une bonne ingestion et une bonne densité énergétique) devrait être l’objectif suprême de tout producteur de lait désireux à la fois d’obtenir de bonnes productions et de bons taux du lait, et de mieux sécuriser la stabilité du métabolisme et la fécondité de ses animaux. Utilisés à bon escient, les aliments spéciaux, riches en additifs fourragers, améliorent notablement les fonctions métaboliques et l’efficacité alimentaire, chez les parturientes.
La moyenne qualité des fourrages grossiers peut accentuer les déficits énergétiques et protéiques. Stabiliser l’ingestion chez les vaches en phase de démarrage peut se révéler plus difficile, surtout cet hiver, ou les fourrages grossiers ne présenteront pas partout des teneurs et une appétibilité optimales à cause des conditions atmosphériques qui ont marqué l’année. Correctement rationnées, des spécialités stimulent une ingestion parfois hésitante chez les primipares sujettes au stress et chez les multipares, grandes laitières.

Trois quarts des parturientes en déficit énergétiques
Selon une étude anglaise, jusqu’aux trois quarts des parturientes présentent un déficit énergétique. Bien que cette enquête ne puisse pas illustrer la situation suisse à l’échelle 1:1, elle montre clairement les conditions difficiles de l’ingestion et de l’apport énergétique pendant la période du vêlage.

Les troubles latents induisent les plus grandes pertes de production
On sait que les troubles latents (dégénérescence, graisseuse du foie, fièvre de lait, cétose, acidose ruménale, métrites, mammites, inflammations des onglons) engendrent, de loin, les plus grandes pertes de production et, par conséquent, des baisses importantes de revenus pour les producteurs de lait. Car on ne les décèle souvent qu’au vu de leurs conséquences : retards d’œstrus, kystes, retours d’œstrus voire fourbures. Les praticiens savent que les causes de ces troubles sont plutôt à rechercher dans des problèmes spécifiques à certains animaux, des erreurs de détention et de gestion en général et qu’elles sont rarement liées à des seules carences alimentaires.
Selon une estimation de la Haute Ecole suisse d’Agronomie réalisé en 2008, les troubles consécutifs à un cas de fièvre de lait se chiffrent à Fr. 407.00, les troubles lies à un cas d’acétonémie à Fr. 357.00 et les troubles relevant d’une rétention placentaire à Fr. 363.00, pour n’en citer que quelques-uns. Le modeste cout supplémentaire des produits précités va, d’ailleurs, d’environ Fr. 25.00
à Fr. 60.00 par vache et par phase de démarrage. C’est dire s’il vaut la peine de prendre des mesures visant à améliorer l’affouragement via l’utilisation ciblée d’une spécialité lorsque le démarrage de la lactation ne correspond pas aux attentes.

Si vous désirez d’autres informations, prenez contact avec le spécialiste melior. Il présentera volontiers une stratégie d’affouragement efficace pour vos parturientes